Cinq ans.
Cinq années que vous n’êtes plus là!

Quand tu es petit on t’explique la mort, assez maladroitement ça c’est certain, mais en te disant que chaque jour tu as un peu moins mal d’avoir perdu cet être que tu aimes et que surtout, il est bien au paradis avec tes trois chats morts…
Cinq ans et ma peine n’a pas diminué, cinq ans et mon corps entier se serre toujours autant quand j’imagine que plus jamais je ne sentirai vos lèvres sur mes joues!
Il ne se passe pas un jour sans que je pense à vous.
Vous visitez mes rêves, mes pensées… Comme si vous craigniez que je vous oublie.
Ne vous en faites pas.
Tous ces souvenirs qui défilent sont là pour me rappeler que je suis ce que je suis grâce à vous, en partie du moins, et que ce serait indigne de le renier.
Toi, tu es ma volonté de toujours vouloir bien faire au risque d’y laisser des plumes, de laisser dire les gens même si ça fait mal, de toujours bien mouiller l’éponge avant de faire la vaisselle…
Et toi, tu es le miel qui coule dans mes veines, celui qui prend mes hanches et les fait bouger dès qu’une darbouka se fait entendre, tu es ma générosité…
Vous me manquez tellement! Tant de fois j’ai voulu vous appeler pour vous parler de ma vie, tant de fois je m’en suis voulu de ne pas l’avoir suffisamment fait quand j’avais la chance de vous avoir près de moi.
Qui aurait cru que tu puisses partir si tôt, toi l’invincible grand père, celui qui avait les bras les plus forts de la Terre ? Celui qui sentait bon le cigare et dont la voix chassait tous les tourments. Tu es parti juste avant ton anniversaire, juste avant la fête des pères, tout pour qu’on te remarque, ça n’aurait pas été toi autrement.
Mamie, je me souviens de ton infinie douceur, elle me manque… 
Je vis en me disant que ma plus grande victoire serait que vous soyez fiers de moi.
Alors je fais tout mon possible pour que là où vous êtes, vous ne puissiez que sourire et n’avoir que l’envie de me serrer dans vos bras.


Après le chinois de l’aller, à moi le Russe qui sent l’alcool au retour et qui s’achève au vin rouge. Ca lui aura permis de ronfler durant quatre heures et de me souffler son haleine fétide dans le nez… Dieu merci qu’on ne nous fasse pas souffler dans l’alcootest à la sortie de l’avion, on m’aurait embarquée!




C’est tout un rituel.





Et puis oui j’ai craqué monsieur Sass, (qu’on ne présente plus), j’ai fait des photos de chats mais il n’y a que ça ici et ma faiblesse photographique a pris le dessus, tant pis j’aurai un zéro et puis c’est tout!




